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Le Yoga qui nourrit, écrit par Tara Stiles

Tara Stiles et la créatrice du Strala Yoga – qui est, en passant, le yoga que je préfère le plus avec le vinyasa.

C’est donc naturellement que je me suis tournée vers son livre fraîchement traduit en français par les Éditions Marabout, Le Yoga qui Nourrit.

Ce livre tombait à un moment dans ma vie où je voulais changer mon rapport avec la nourriture, sans avoir à me priver, ou à subir un changement, et ce livre m’a été d’une grande aide.

Dans Le Yoga qui nourrit, on ne trouve pas QUE des recettes, ni QUE des séquences de yoga. On trouve surtout des informations réelles, sur le rapport qu’ont les gens avec la nourriture – ponctués d’anecdotes personnelles – notamment en ce qui concerne les sportifs, et le principe d’effort-récompense.

Tara Stiles nous propose ici d’associer alimentation et yoga, avec pour seule règle de se créer nos propres règles, et de ne pas appeler ça un régime.

Le corps humain

L’image du corps féminin, mais aussi masculin, est depuis longtemps passé dans la priorité de l’être humain.

Nous suivons un standard corporel.
Les militants du « aimez-vous comme vous êtes » sont peu nombreux, trop peu pour se faire voir dans cette société où les magazines féminins prônent le régime, les femmes grosses (non, ce n’est pas un gros mot, ne grimacez pas) sont censurées, cachées, dénigrées.
L’univers du yoga est celui, de mon point de vue, qui agit de nos jours le plus envers l’acceptation de soi et l’acceptation des autres.

Le Yoga qui nourrit est un livre « bouffée d’air frais », où les règles n’étouffent pas le lecteur, simplement parce qu’il n’y en a pas. Pas de régime. Pas de balance.

Jouez avec la nourriture

Tara Stiles propose quelques idées, à piquer, à modifier, à ignorer, pour jouer avec la nourriture, les couleurs, la simplicité, et se faire plaisir. Jus, smoothies, snacks, wraps, goûters et gourmandises sont proposés avec un grand panel d’épices pour les papilles, pour végétariens et vegans, qui sont les deux « régimes » touchant le maximum de convictions possibles et existantes dans la société actuelle.

Des programmes et des séquences sont proposés, qui agissent là où notre alimentation ne nous convient plus. La méditation ne passe pas à la trappe, et l’initiation facile que Tara Stiles propose donne envie de se jeter corps et âme dans le bien-être qu’elle nous promet.

Derrière cette absence de régime se cache surtout une astuce pour manger mieux, qui me rendait initialement septique. Jusqu’à ce que …

Mon rapport à la nourriture change

Je voulais perdre du gras, du ventre surtout.

J’ai décidé d’agir, et d’utiliser le principe de Tara Stiles : faire mes propres règles.
Et ma règle est :

Je mange sain, mais si je veux manger quelque chose de non sain, je ne me l’interdit pas. Je le mange.

J’ai arrêté quelques aliments, avec bon cœur, par envie et non pas par contrainte.

Les sodas.

Les sodas, et même les jus de fruits qui viennent du supermarché, sont blindés de sucres.
Je les ai troqués dans un premier temps contre de l’eau aromatisée, et j’ai investi dans un blinder à 35 euros, pour faire mes propres smoothies. J’ai aussi fait ma propre eau aromatisée (lien à venir).
Non seulement le goût est meilleur, mais je ne ressens ni le besoin, ni l’envie, ni la curiosité d’aller dans le rayon soda, et de prendre un coca, ou un jus à base de jus concentré.

Le pain et le gluten en général.

Je ne saurais pas dire si le gluten est réellement mauvais pour la santé, et fait grossir. Certains disent que oui, d’autres que non.

J’ai troqué le pain, le pain de mie, dans un premier temps pour du pain « sans gluten » du magasin. J’en ai pris une seule fois.

La première raison : le nombre de calorie était le même, voire supérieur. Et je voulais encore maigrir.
La deuxième raison : c’est cher.
La troisième raison : j’ai opté pour des cracottes de sarrasin bio.

Comme pour le soda, je ne ressens plus le besoin ni l’envie de manger du pain, sauf quand je passe devant la boulangerie et que ça sent bon mais de toute façon, je n’achète rien en boulangerie.

Les magasins bio proposent aussi des pâtes sans blé, avec simplement de la farine de pois chiche ou de lentilles. Parfois au riz (surtout du côté de la gastronomie asiatique), ou au sarrasin. Enfin des pâtes avec du goût !

Le sucre dans les boissons et le chocolat.

Je suis encore en transition. Je suis passée de 2 sucres dans mon café, à 1 sucre et 1 sachet de sucralose à la vanille, à 1 sachet de sucralose à la vanille.
Je commence tout juste à être bien avec 1 sachet de sucralose.
Je pense continuer à réduire, jusqu’à — peut-être — ne plus sucrer mon café.

Mes thés sont devenus bio, j’ai eu récemment un gros coup de cœur pour la marque Yogi Tea (j’en parlerai dans un autre article), que je ne bois plus qu’avec 1 cuillère à café de sirop d’érable. Pas de sucre, pas de sucralose.

Ma tolérance, ou plutôt mon goût, pour le sucre a considérablement baissé.
J’ai récemment bu un jus de fruit de supermarché, qui m’a semblé bien trop sucré, et que j’ai dû couper avec de l’eau pour le terminer.
Le chocolat au lait est trop sucré, écœurant, et j’ai désormais tendance à aimer et préférer le noir, ce que je trouvais avant trop amer.

La viande.

Pour faire d’une pierre deux coups, j’ai arrêté la viande : d’abord, j’en mangeai trop, au moins une fois ou deux par jour. Mais en arrêtant la viande, j’évite aussi l’abattage d’animaux, et applique le yama « ahimsa », c’est à dire le principe de non-violence universel (les araignées, ça ne compte pas, n’est-ce pas ?)
J’ai fait la transition avec du tofu mariné, deux ou trois fois, puis j’ai arrêté. Je n’avais ni envie, ni besoin de viande.

J’ai trouvé des recettes plus saines, avec légumes, légumineuses, céréales parfois. Et je me sens suffisamment rassasié.

Oui des fois, je remange de la viande. Une fois par semaine en moyenne. Par facilité souvent, parce que je ne suis pas chez moi, et que je ne peux pas cuisiner, ou que je n’en ai pas envie. Et à chaque fois, je n’en ai aucune satisfaction. Je ne culpabilise pas, mais je ne suis pas satisfaite.

Le grignotage.

Avant, difficile de passer un week-end sans pain, et sans rien à tartiner. Ou sans gâteau, ou sans fromage.
Bref, il me fallait un truc pour grignoter.

C’est toujours le cas aujourd’hui. Mais le café, qui est un antioxydant, est un très bon coupe-faim. Et en cas de souci, rien de mieux que des fruits, bio si possible.
Bon maintenant, il me faut mon paquet de bananes, ou deux avocats, au cas où. Mais je tarde généralement à les manger.

L’excès de fruits est certes « pas bon », car trop sucré. Mais ne vaut-il mieux pas manger un ou deux fruits plutôt que de s’enfiler des tartines de pâte à tartiner ?

Mon bilan aujourd’hui

Aujourd’hui, je ne veux pas forcément perdre du poids.
J’ai perdu 4 kilos en trois mois, mais mon « gras » est toujours là.
Je n’ai pas jeté la balance, parce que je suis pas complètement coupée de mon envie de maigrir, mais je prends mon temps, et je ne m’empêche rien.

Mais un nouvel objectif fait désormais de l’ombre à celui de mon envie de perdre du poids.
Manger bien, et être en bonne santé.

En quelques semaines, mes dépenses en bio ont été plus importantes que celles en non-bio. Je tente de réguler mes achats, de faire de bon plats avec le moins d’ingrédients possibles (j’ai acheté L’Inde en quatre ingrédients pour ça, et c’est délicieux !).
Et ça fonctionne.

Tara Stiles dit dans Le Yoga qui nourrit, qu’une fois qu’on a commencé à prendre soin de soi, par le yoga, comme par l’alimentation, et qu’on voit les résultats, on ne veut plus arrêter. Et ça s’est appliqué pour moi.

Si l’envie de manger mieux est également votre cas, je vous recommande de lire Le Yoga qui Nourrit, rien que par curiosité, ou pour piquer quelques recettes délicieuses. Si vous vous prenez au jeu, promis, juré, vous irez mieux !

Categories: Tests de produits

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